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jeudi 25 novembre 2010

Tasting Links Concept @ Dr Wine



J'ai été convié à une dégustation de vins organisé par l'importateur Links Concept présent sur le marché asiatique depuis de nombreuses années.
Maxime Gibrat qui dirige l'antenne à Shanghai est devenu un de mes amis après qu'on se soit rencontré à son bureau.
Le tasting s'est déroulé dans un des meilleurs bars à vins de Shanghai (récompensé en 2010 par City Weekend): Dr Wine situé sur Fumin Road.
Le cadre est assez cosy, épuré mais avec une âme naturelle conférée par la présence de beaucoup de bois.
Une grande table permet la réunion de groupes plus importants et un coin confort a été aménagé avec des petits fauteuils en cuir. Il y a un espace "bouteilles prestiges" avec notamment quelques flacons du Château Latour de l'excellent millésime 2005 et du Château Angélus. Je doute juste de l'isolation luminaire des vitres...


Par contre, pour y être retourné un soir en semaine, j'ai trouvé dommage que pour un bar à vins, les gens qui le fréquentent fument outrageusement à l'intérieur tout en buvant (et non "dégustant") du vin rouge ou blanc... Majoritairement un public d'expatriés et quelques asiatiques BCBG.

Revenons à notre tasting avec un focus sur deux maisons: Louis Roederer accompagné de 2 châteaux bordelais côté français et Torbreck côté australien.
Non seulement de beaux vins étaient présents mais toute l'équipe de Links Concept s'est déplacée accompagnant le vice-président exécutif de Louis Roederer (Michel Janneau), l'oenologue de Torbreck ainsi que l'ancien rédacteur en chef de Wine Spectator (James Suckling)...


Liste exhaustive des vins dégustés:

- Roederer Brut Premier NV (je l'avais déjà dégusté à plusieurs reprises chez ma mère adoptive aux morilles...),
- Roederer Brut Rosé 2005,
- Château Haut-Beauséjour 2006, St Estèphe,
- Château de Pez 2006, St Estèphe,
- Torbreck Rousanne Marsanne Viognier 2007,
- Torbreck Woodcutter Semillon 2007,
- Torbreck The Steading 2006,
- Torbreck Woodcutter Shyraz 2008.

Je ne m'étendrai pas sur les vins français car leurs qualités n'est plus à démontrer et de grandes maisons prestigieuses comme Louis Roederer ont la maîtrise et les moyens pour perpétuer une signature d'année en année.
La vraie surprise venait de Torbreck, notamment le Woodcutter Shyraz 2008 qui offrait un somptueux nez de fruits noirs et une attaque suave et velouté en bouche. Une explosion de mûres et de myrtilles avec toutefois peut être un côté sucre résiduel trop persistant à certains moments.
Cela dit, un vin gourmand, pour les épicuriens, à servir sur une réalisation sucrée/salée de viande rouge.


J'ai passé un très bon moment d'échange et de générosité tout en alliant le plaisir de découvrir de belles surprises.
Le staff de Links Concept est vraiment chaleureux et m'a paru sincère, les invités jouaient le jeu de la communication et de l'ouverture d'esprit, les VIP se sont mis à notre portée et j'ai apprécié qu'on me questionne.
Ce sera donc avec plaisir que lors d'un Wine Tour en Champagne, je passerai saluer Monsieur Janneau. Le rdv est pris pour 2011 qui sait?

FHC CHINA 2010


Cet évènement annuel réunit les acteurs du secteur F&B au sein du Shanghai New Exhibition Centre à Pudong.
Une bonne occasion d'allier plaisir gustatif solide et liquide. Cette année, le pays à l'honneur fût l'Italie.

3 pavillons présentaient les innovations et produits de chaque pays, partant des produits agro-alimentaires jusqu'à un éventail impressionnant de produits liquides (eau minérale, alcool céréaliers et spiritueux, vins, jus de fruits...) en passant par les industriels équipant le secteur de l'hôtellerie restauration.

Au niveau présentation, j'ai trouvé que les stands par pays faisaient bien ressortir les typicités locales et permettaient de voyager d'une contrée à l'autre.
Le design des stands reste somme toute classique comme dans chaque exposition de cette nature, les tailles variant selon les moyens des exposants.

J'avoue à mon grand regret que les français ont toujours un temps de retard au niveau marketing viticole et vinicole... Contrairement à Vinexpo où certains mastodontes avaient sur faire briller le prestige tricolore haut et fort, ici, l'aspect modeste et presque trop basique des stands créait un sacré différentiel avec les stands japonais, coréens, espagnols ou autres pays européens. Cela faisait trop "vigneron indépendant" (je n'ai rien contre ce salon, loin de là) pour un public de professionnels.


Par contre, j'ai apprécié le petit livret (fait par SOPEXA ou UBI FRANCE) informatif des vignerons français qui expliquait quels étaient leurs besoins (recherche d'importateurs, ou de distributeurs). Cela facilite l'orientation des visiteurs...
A signaler parmi les domaines présents le Château Fonplégade (Saint Emilion Grand Cru Classé) appartenant au groupe américain ADAMS Vineyard.

Les questions de 80% des chinois qui visitaient chaque stand à la recherche d'étiquettes prestigieuses:
- Les bouteilles sont disponibles à l'achat sur Shanghai?
- Combien je peux acheter et à quel prix?
- Je suis là pour investir...
- Où se trouvent vos distributeurs...

L'un des temps forts de cette exhibition fût le salon de tasting VIP des vins ayant été récompensés en 2010 lors du China Sommelier Wine Challenge: une dégustation à l'aveugle faite par les sommeliers chinois avec attribution de médailles.
Bien entendu, comme tout challenge viticole à récompense, il y a un certain aspect marketing financier (la soumission d'un vin est faite par les importateurs après acquittement d'un droit d'entrée) qui me fait un peu grincer des dents.
Cependant, je dois avouer que parmi les médaillés, j'ai pu faire de superbes découvertes sur les régions du nouveau monde telles que:
- "Ripasso" Valpolicella 2008, TOMMASI,
- Pinot Noir Reserve 2009, MARCHIGÜE,
- Shiraz et Cabernet Sauvignon 2008, JACOB's CREEK,
- Riesling 2008 Nahe, HIRSCH,
- Pinot Noir 2007, SUMMERLAND WINERY,
- Cabernet Sauvignon 2005 Stellenbosch, LANZERAC.


Le Beaune du Château 1er cru de chez Bouchard Père et Fils a été le meilleur blanc dégusté pendant l'évènement bien que je reproche aux organisateurs de ne pas respecter le B.A BA des températures de service du vin.
Les blancs sont servis à température ambiante au même titre que les rouges!!!!

Sur les 3 jours d'exhibition étaient répartis différentes animations de dégustation sous forme de Masterclass.
J'ai assisté à celui présenté par Inter Rhône et une fois de plus, les problèmes d'organisation et de communication ont été criants de vérité.
Anglais approximatif de l'intervenant avec traduction en Chinois mandarin effectuée par Yang Lu, Sommelier au Peninsula (Shanghai) et considéré comme le meilleur sommelier de Chine apparemment.
Il y avait donc un certain temps mort qui s'installait pendant la présentation (qui a duré 1h40) et le service des vins était assez déplorable vu le nombre de tâches semés sur les nappes (pourquoi ne pas utiliser de simples drop stop???).

Je pense qu'il y a un problème de pédagogie et d'interaction lors des discours magistraux concernant la présentation d'une région viticole, d'un terroir, d'une AOC...
La moitié de l'assemblée s'est endormie au cours de l'intervention, d'autres ont quitté la salle en plein speech et certains n'attendaient que l'exercice de dégustation.
L'animateur a un rôle important à jouer et doit impliquer son public et veiller à maintenir une dynamique constante, du moins est ce la philosophie que j'essaye d'appliquer pendant les évènements Vinosensia.

Pour résumé, une exhibition qui montre tout de même le potentiel du marché chinois et souligne l'effort marketing des participants.
J'y retournerai en 2011!


mardi 16 novembre 2010

Vinexpo Hong Kong 2010


Premier billet pour parler d'un continent qui attire tous les regards depuis quelques années: l'Asie, considérer comme une terre sacrée qui pourrait changer la vie économique des producteurs et domaines, prestigieux ou non.
Les chiffres dans les médias ou au niveau des statistiques économiques (UBIFRANCE notamment) affolent les compteurs en positif.
On évoque sur tous supports l'appétit dévorant de la Chine au niveau de la consommation de vin (et de sa production montante même s'il reste beaucoup d'efforts à faire au niveau de la qualité, leitmotiv classique lorsqu'on évoque l'empire du milieu).
Le Japon reste l'un des pays références sur le marché asiatique et Hong-Kong s'impose comme une plateforme incontournable en terme de logistique.

En ce sens, le fameux salon VINEXPO originaire de l'Hexagone s'est exporté au fil du temps à HK sous le nom Vinexpo Asia-Pacific. L'année 2010 fût sa 5e édition et les chiffres des visiteurs et exposants ne font qu'augmenter.
Exclusivement dédié aux professionnels, ce salon a pour vocation de mettre en relation les acteurs du trading.
Différents évènements sont mis en place pour animer les 3 jours d'exposition avec des dégustations thématiques à la clé et une académie Vinexpo (payante) qui permet de décerner un certificat si on suit correctement les 3 thèmes que sont la dégustation, les accords mets et vins et la stratégie marketing.

Les intervenants sont souvent des personnalités reconnues dans la profession. L'atelier des accords mets et vins (focalisée sur la cuisine chinoise) a été animée par la première MW asiatique: Jeannie Cho Lee.
Cette dernière a d'ailleurs très bien marketée le lancement de son portail internet dénommé "Asian Palate".
Elle a su faire preuve d'élégance et de pédagogie au niveau du cours même si le temps imparti (1h) me paraissait trop court. Je salut le bel effort au niveau des mets servis tant au niveau gustatif que visuel.


La thématique de dégustation fût: l'influence du temps dans l'exercice de dégustation. Simon Tam, fondateur de l'IWC (Independent Wine Centre) et journaliste/critique de bonne réputation s'est chargé de cet atelier.
Je dois reconnaître qu'il possède de bonnes qualités oratoires et qu'il a eu la volonté de détendre l'atmosphère par des tentatives d'humour à la chinoise.
Il a communiqué cependant principalement en anglais.

Enfin, le cours de marketing fût dispensé par la SAQ, une chaîne de distribution de vins au Canada qui domine ce marché.
Les conseils, bien que basiques et logiques, montraient l'importance du sens client et sur la qualité des conseils à fournir.
Un focus sur la nécessité de guider le consommateur de façon simple dans les rayons m'a parut toutefois vague. A chacun de s'approprier une stratégie gagnante sur ce sujet.

Chaque stand et chaque pays se sont livrés bataille pour obtenir la palme de la stratégie marketing. Certaines contrées et certains domaines se sont démarqués dans leur façon de recevoir et d'attirer les clients.
On pouvait comme d'habitude dénoté une mise en valeur des crus classés de Bordeaux qui font la réputation de notre pays à l'étranger...
Il était possible de croiser le fameux oenologue-consultant Michel Rolland qui a d'ailleurs complimenté la qualité grandissante des vins d'un groupe chinois nommé DYNASTY.
Les exposants étaient nombreux (882 couvrant 35 pays) et la diversité des produits plus que suffisante.
Une très bonne manière pour rassembler les acteurs du marché et améliorer son réseau.

Les dates de la prochaine édition 2011 et 2012 sont d'ores et déjà fixées:
- 19 au 23 Juin 2011 à Bordeaux,
- 29 au 31 Mai 2012 à HK.
Pensez à organiser votre voyage!!!

jeudi 21 octobre 2010

Polémique tarifaire sur les primeurs 2009...



Les professionnels, amateurs et consommateurs de vins ont tous eu vent des tarifs en primeur proposés sur le dernier millésime 2009, considéré comme peut être le meilleur élève de la décennie.
Beaucoup d'encre a coulé à la fois sur les sphères médiatiques d'internet (forums, blogs, sites...) et sur les magazines spécialisés.

En matière de propagande et de communication, tout ce bruit et cette révolte sont-ils justifiés?
Finalement, quelle est la proportion des particuliers en France qui a pu s'offrir déjà les excellents millésimes qu'ont été 2005 et 2002 voire 2000 (pour la région du bordelais au niveau des supers seconds et des premiers crus classés)? Sur une région où l'effet millésime est moins médiatisé comme la Bourgogne, qui se targue de pouvoir acheter régulièrement des vins estampillés DRC (Domaine de la Romanée Conti)?

Pour moi, la question principale serait plutôt : quel prix chaque individu est-il disposé à payer pour se procurer des émotions sensorielles intenses, uniques, grandioses...?

La notion de millésime est en soi déjà une indication de rareté. Elle délimite un espace temps issu d'une récolte bien déterminée à périodicité annuelle; récolte elle même variable et unique selon la notion de terroir.
Le prix à payer pour goûter certains trésors est certainement astronomique pour le commun des mortels.
On a beaucoup accusé le marché chinois et la montée des nouveaux riches multimillionnaires prêt à s'offrir les plus grandes étiquettes françaises concernant cette flambée des prix.
Peu importe la raison et où se trouve la vérité, les châteaux et les propriétés ont su tirer profit de cet engouement.

Peut-on reprocher, dans une économie globalisée, à une entreprise de démultiplier ses marges à partir du moment où la demande existe?
Comment justifier un prix sur un produit dont les standards de qualité et d'appréciation restent en partie subjectifs puisque lié au goût de chacun?
L'achat d'une grande bouteille est souvent conditionné avec la notion de plaisir et de goût, du moins "in fine". En effet, quel que soit le circuit et le lieu retenu, le vin est destiné à être bu par les Hommes. Les professionnels du vin et les amateurs éclairés ont un bagage théorique et technique qui permet de juger la qualité d'un vin selon des critères définis (complexité du bouquet, capacité de garde, longueur en bouche, équilibre et harmonie entre les différentes composantes...) mais l'acte d'achat est généralement lié à l'envie de se faire plaisir ou de faire plaisir aux autres (au restaurant, chez un caviste pour un dîner entre amis, en tant que cadeau...).


A quel prix peut on définir le plaisir personnel? Je n'en ai pas la réponse et pour ma part, je dois avouer que mon immersion dans le monde du vin m'a permit de déguster de somptueux vins qui font la renommée du vignoble français.
Certes, je le reconnais tous les jours, il y a de grandes chances pour que ces bouteilles légendaires et ces millésimes anthologiques si souvent cités dans les ouvrages spécialisés (eux-mêmes étant conditionnés à des packaging extrêmement haut de gamme) ne restent que des mythes et des contes de fées pour mon existence.
Je continuerai à caresser de loin l'idée de pouvoir imaginer ce que pourrait me procurer quelques gouttes de Romanée Conti, Pétrus, Yquem, Cheval Blanc et Ausone, Pingus, Sassicaia, Vega Sicilia...

Pour autant, suis-je choqué et perturbé au point de ne plus en trouver le sommeil? Est il normal de rêver devant des voitures de luxe italienne, allemande ou anglaise tout en se révoltant sur le prix élitiste de ces super cars à production limitée?

Je crois que la politique de prix à la hausse des propriétés sur le millésime 2009 n'est pas une mauvaise chose du moment qu'il y a toujours preneur.
J'y vois 2 avantages :
- cela ouvre des portes de marché à nombre de domaines proposant d'excellents vins avec un rapport qualité/prix indéniable, notamment les fameux crus bourgeois (Sociando Mallet, Les Ormes de Pez, Meyney, Chasse-Spleen, Poujeaux, Siran... pour une citation non exhaustive),
- les souvenirs et les sensations lors de dégustations de ces "Grands Vins" en sont décuplés et rendent ces moments uniques et gravés en soi.
Il est important de garder en tête qu'il existe un marché alternatif énorme qui justifie d'ailleurs le succès des "wine club" outre mer.

Comparer et étudier sans cesse les évolution de prix des vins entre différentes années revient au même que de comparer la flambée des prix de la baguette ou des céréales.
Pourtant, je ne vois pas les bonnes boulangeries désemplir, ni les français manquer de pain.
Je comprend la défense des intérêts des consommateurs mais je trouve que les médias prennent parfois un malin plaisir à s'acharner sur des bouc émissaires bien désignés.
Dans une logique d'économie de marché, y'a t-il une règle plus fondamentale que celle de l'offre et de la demande?

De plus, n'oublions pas qu'en France, nous avons la chance de pouvoir accéder à certains domaines prestigieux qui n'oublient pas la clientèle de particuliers et d'amateurs passionnés ou curieux. De plus, les manifestations et salons permettant de mettre à jour les seigneurs de la qualité font légions dans l'hexagone.

Je garde encore en mémoire les dégustations de la Grande Rue du domaine François Lamarche, Lafite Rothschild, Latour, Mouton Rothschild, Cos d'Estournel, Palmer...
C'est un élément de ma richesse intérieure et l'une des plus belles façons pour moi de m'évader quand j'en ai envie.

Un cadeau éternel qui n'a pas de prix à mes yeux.

vendredi 15 octobre 2010

Domaine de l'Agapé - Alsace


Le Domaine de l'Agapé est un domaine qui permet de comprendre que derrière les vins d'une propriété se trouve parfois des hommes talentueux qui apportent une belle touche de fraîcheur et de jeunesse dans le vaste monde des vignerons et producteurs de vins.
Situé à Riquewihr et détenu par Vincent Sipp, le Domaine de l'Agapé produit 3 grands crus répartis sur les communes de Riquewihr, Hunawihr et Ribeauvillé. Attention, pas de lien direct avec le Domaine Louis Sipp à Ribeauvillé.

J'ai rencontré Vincent au salon du vigneron indépendant et ce qui m'avait frappé était son relationnel facile et convivial. J'ai tout de suite pensé qu'il était un bon représentant du terroir alsacien. Humour, gentillesse, disponibilité et simplicité sont des descripteurs qui lui conviennent bien. Vincent est un vigneron qui sait se mettre à jour et comprendre le marché.
Les étiquettes de ses vins s'inscrivent dans des tons pastels qui inspirent une certaine démarche zen et raisonnée. Je le compare souvent à une estampe d'Asie qui évoquerait les paysages des films de cape et d'épée... Un code couleur permet de distinguer ses vins parmi 3 catégories :
- les habituels vins de cépages en jaune cassé,
- les grands crus de couleur parme (très tendance au niveau mode),
- les vins de type VT (vendanges tardives) et SGN (sélection de grains nobles) en couleur orange, rappelant le côté confit des fruits allié à la force du soleil.


En venant le voir directement à sa propriété afin de m'imprégner des lieux où il évolue au quotidien, je dois avouer que son accueil fut exemplaire.
Vincent Sipp sait recevoir et ne compte pas son temps. Il aime partager et échanger avec ses clients et fait preuve d'une finesse d'esprit et d'un sens de l'humour assez pointu. On sens que la personnalité d'un businessman sommeille en lui ce qui est une bonne chose.
Après avoir fait le tour de la propriété, nous avons surtout concentrer notre temps sur la dégustation de ses progénitures.

Et je le dis avec fierté d'avoir grandi dans cette région, les alsaciens ne sont pas avares en proposition de vins à déguster. Ici, avec Vincent, pas moins de 24 vins dégustés.
Je vais vous épargner une énumération sans fin et simplement vous dire que le rapport qualité-prix est exemplaire là aussi.
Les verticales effectuées sur les GC Osterberg en Riesling et Pinot Gris m'ont laissé un beau souvenir de même que pour le GC Rosacker (Riesling).

Les vins sont pour la plupart à l'image du personnage : tantôt simples et francs, tantôt complexes et structurés, parfois atypique mais toujours une droiture et une expression variétale ou de terroir représentatif d'un standard de qualité.
On en a pour son argent et on prend plaisir à comprendre et discuter des enjeux à venir, de l'ouverture vers les marchés asiatiques, de la nécessité de respecter l'humain qui travaille au coeur de la vigne...
Ici, pas de label Bio ouvertement affiché mais un respect pour l'environnement et une lutte biologique employée.


Je pense qu'un bel avenir s'offre à ce Domaine qui fait partie des valeurs montantes en Alsace.
A suivre de près!!!